Le timing dit combien de temps dure une action. Le spacing dit comment ce temps est réparti. Deux mouvements de même durée, l'un mou, l'autre sec, ne diffèrent que par l'espacement de leurs dessins.
Entre deux clés, les intervalles ne décident de rien : ils ne font que remplir. Mais leur espacement fait toute la vitesse. Serrés, le mouvement ralentit. Larges, il accélère.
Une ligne, les deux clés à ses extrémités, et les intervalles placés dessus. Il ne se dessine pas au jugé : on le trace d'abord, puis on dessine les positions qu'il indique. C'est le chart qui commande le dessin, pas l'inverse.
Sur une feuille d'exposition, le chart se note à côté des numéros de dessins. Sur le papier, on le trace dans la marge.
Constant · les intervalles sont réguliers. Vitesse égale du début à la fin. Une machine, un objet sans poids, quelque chose de mécanique.
Départ doux · serrés au début, larges à la fin. Le mouvement démarre lentement puis s'emballe. Une chute, quelque chose qu'on lâche.
Arrivée douce · larges au début, serrés à la fin. Ça part vite et ça se pose. Une porte qui se ferme doucement, un regard qui s'arrête.
Les deux · serrés aux deux bouts, larges au milieu. C'est le plus courant dans le vivant : presque tout ce qui bouge démarre et s'arrête progressivement.
Un mouvement entièrement constant paraît toujours faux, sauf s'il est fait par une machine. C'est le premier réflexe à perdre.
Les quatre répartitions · à recopier dans les bandes du bas
Vos charts · une ligne par mouvement
Écrivez ce qui bouge et en combien d'images, marquez les deux clés, placez les intervalles, numérotez.