En volume, un plan se tourne rarement d'une traite. On s'arrête, on range, et on revient la semaine suivante. Si un seul réglage a bougé entre-temps, le raccord saute : l'image saute de taille, la lumière change de couleur, la mise au point a glissé. Et on ne comprend jamais pourquoi sur le moment.
Cette feuille se remplit avant de prendre la première image, une par plan. Elle sert à remonter exactement le même dispositif, même si ce n'est pas la même personne qui reprend le plan.
Tout ce qui est automatique doit être coupé. C'est la règle qui évite les trois quarts des problèmes.
C'est la partie la plus utile de la feuille, et celle qu'on saute. On dessine vu de dessus : la caméra, le décor, chaque lampe avec sa direction, et les distances. Une liste de chiffres ne permet pas de remonter un plateau, un croquis oui.
Le quadrillage est là pour tenir l'échelle. Choisissez ce que vaut un carreau (dix centimètres, par exemple) et notez-le.
Marquez au ruban de peintre la position des pieds du trépied et de chaque lampe, et notez sur la feuille que vous l'avez fait. Le ruban survit au rangement, la mémoire non.
Une fiche par plan. Agrafez-la à la feuille d'exposition du même plan, les deux se lisent ensemble.
La caméra
La lumière
Le plateau, vu de dessus
Caméra, décor, lampes et leur direction. Un carreau =
Avant de tourner
Où on s'est arrêté